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Le sens : pourquoi faire ?

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2008 serait une année de transition ? Au -delà de ses conséquences sociales et humaines, la déstabilisation qu’elle représente a peut-être également modifié les modes de fonctionnement, ou mis en évidence la nécessité de les faire évoluer, en France notamment.  Valorisernotamment la relation au système plus que le système en lui-même.

Les recettes d’hier, déjà décalées par rapport aux réalités extérieures, ne proposent plus de visibilité. Les schémas jusque-là en vigueur ne sont plus adaptés. La culture de reproduction s’épuise face aux nécessités extérieures : remettre en question, évoluer, innover.

Des messages de changement individuels se font davantage entendre : un besoin de fonctionner autrement, de comprendre, de décider, de choisir en conscience, de se responsabiliser, d’être autonome : une recherche de sens.

Face aux immobilismes institutionnels, l’entreprise et l’individu se trouvent au contact de la réalité, parfois difficile et exigeante, mais aussi moteur et révélateur du potentiel individueld’accompagner les évolutions, et de remettre en question les acquis.

Cette responsabilisation est une occasion pour l’individu d’évoluer vers une culture d’adhésion,  qui suppose aussi de saisir la finalité de son action. Comprendre le sens de l’action individuelle pour adhérer à un projet collectif.

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Le sens est responsabilité.

Si l’individu nourrit sa réflexion de sens, c’est aussi à l’organisation de prendre en compte ces attentes pour développer un modèle managérial basé sur l’implication dans le rôle, sur l’adhésion, plutôt que sur une approche autoritaire, voire arbitraire, déconnectée des moteurs de motivation. Le sens nourrit alors la satisfaction durable.

Le sens est performance.

C’est investir une culture de la relation, de la confiance, de l’engagement, de l’acte porteur de sens.

A titre collectif ou individuel, il n’est plus tant question de faire ou de ne pas faire, mais de savoir pourquoi faire, de choisir en conscience d’adhérer  et de participer à la construction d’un projet, à ses valeurs, mais aussi à ses contraintes et nécessités. En effet, le sens ne peut se résumer à la seule satisfaction d’une demande individuelle. Il est souhaitable, pour une construction durable et équilibrée, qu’il s’inscrive dans un système réaliste de réalisation individuelle et collective.

L’entreprise ne peut à elle seule compenser les failles du système institutionnel, en répondant aux attentes individuelles non considérées par ces institutions. L’individu, en exprimant et apportant des éléments de réponse à ce sens, peut stimuler l’organisation dans sa nécessité et capacité d’engagement.

Au-delà de notre culture binaire, qui renvoie notamment la responsabilité à l’une ou l’autre des parties, « c’est le rôle du manager de… », « c’est au collaborateur de… », c’est à chacun d’apporter une part de la solution.

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Le sens est équilibre.

J’observe dans le rapport individuel au marché professionnel (recrutement, mobilité, repositionnement) une expression plus importante de cette préoccupation pour le sens, notamment au travers d’attentes plus qualitatives dans la valeur de réalisation. La rémunération, tout en restant un repère factuel, des éléments de statut laissent plus de place à la qualité managériale, aux valeurs observées et vécues de l’entreprise, à son investissement réel dans les sujets de responsabilité.

Une influence par le réel, par le concret, plus efficace et plus en satisfaction que la culture de l’image, de la représentation, de l’exécution.

Le sens est pragmatisme.

L’avenir ne se construira pas comme le passé. Alors, engagez-vous dans la bonne direction, et donnez-lui le sens que vous en attendez.

Stéphane Lhermie

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