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Mobilité et responsabilité

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Le marché de la mobilité interne semble évoluer vers des codes de positionnement professionnel proches des attentes du marché externe. En effet, l’entreprise qui investissait dans la culture de mobilité était, globalement, en situation de proposition de poste pour le collaborateur reconnu comme performant, ou ayant développé un bon sens du marketing individuel.

Une solution plus institutionnelle, en phase avec notre culture collective.

Le marché externe nécessite de plus en plus de s’exposer davantage : se positionner, se démarquer. Une démarche qui évolue d’une culture de présentation des compétences, vers celle de l’analyse et de la formalisation de leur mise en œuvre.

Notre culture du savoir et du statut alimentait celle de la compétence et de la fonction.

La nécessité d’individualiser la démarche de positionnement professionnel semble marquer une évolution du marché.

Le mouvement du marché semble renforcer la nécessité d’une forme de pragmatisme, d’une évolution de la culture de l’image vers celle de la relation à la réalité.  Cela milite pour le développement de la responsabilité individuelle, et de la considération de la valeur comportementale. Faire en situation, plutôt que seulement savoir, comme le développent davantage certains de nos voisins, comme la Suisse : l’apprentissage et l’apport individuel en entreprise y sont valorisés. Ou encore des pays de culture plus anglo-saxonne, ou saxonne, parmi d’autres.

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« Comment êtes-vous capable de participer ? » plutôt que « Que savez-vous ? »

La responsabilisation individuelle transfère la production de la solution de l’institution vers l’individu. Si ce n’est en totalité, au moins dans une capacité de participer à sa construction, par des propositions, par un engagement.

S’exposer par une capacité d’investir individuellement une part de la solution, attendue ou globale, semble se dessiner comme une attente et une nécessité du marché, interne comme externe.

Évoluer en interne passe par le faire-savoir, la capacité de proposer à l’entreprise un projet professionnel individuel, et s’impliquer dans la mise en œuvre de ce projet. Proposer pour stimuler les effets de leviers internes : ressources humaines, réseau, opportunités, bourse de l’emploi…

En fait, un changement dans la culture de mobilité, interne ou externe : comprendre et analyser, pour projeter et proposer, de manière différenciée, individualisée et autonome.

C’est un mouvement que j’observe tant en entretien, qu’en accompagnement interne ou de repositionnement : celui de confronter ses représentations passives, souvent transmises, à la réalité plus évolutive de son environnement, pour faire des choix plus responsables et individualisés, et objectifs.

C’est, collectivement, quitter la représentation réductrice et faussement naïve d’une Suisse fiscale, pour s’éveiller à sa réalité et ses atouts économiques, culturels et professionnels. De l’engourdissement à la conscience. Ca avance…

Quitter l’idée du sujet pour la découverte de sa réalité.

A chacun sa capacité, ses talents, tant que vous les inscrivez dans un mouvement : le vôtre et celui du marché.

Stéphane Lhermie

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